300: La Naissance D’un Empire (Titre Original: 300: Rise Of An Empire)

L’histoire de 300: La naissance d’un empire suit le général Athénien Themistocles (Sullivan Stapleton) dans une Bataille de l’Artemisium – s’entrelaçant avec les évènements de 300 (c’est à dire la Bataille de Thermopylae). Pendant la première tentative d’invasion de la Grèce par l’empire Perse, Themistocles et son armée défendent avec succès le littoral grec dans la Bataille de Marathon – blessant de façon mortelle le Roi Darius I (Yigal Naor), père de Xerxes (Rodrigo Santoro) et mentor de la sans pitié Artemisia (Eva Green).s

Alors que le roi est mourant, Artemisia formule un plan pour se venger des grecs en transformant le naïf (et peureux) Prince Xerxes en une figure ressemblant à un dieu pour que l’empire Perse se rallie derrière lui. Dix ans plus tard, Xerxes retourne avec une puissante armée d’invasion – engageant le combat avec le Roi Léonidas et ses guerriers spartes sur les « portes chaudes », pendant qu’Artemisia combat Themistocles et les forces marines grecques en mer. Comme dans 30, Themistocles est grandement défavorisé en nombre – le forçant à se rabattre sur la ruse et la force d’une Grèce unifiée s’il espère défendre encore une fois sa terre natale et repousser les envahisseurs Perses.

Sullivan Stapleton dans le rôle de Themistocles dans « 300: La naissance d’un empire »

 

300: La naissance d’un empire arrive huit ans après le film original 300 de Zack Snyder qui a fait sensation auprès des spectateurs avec des brillantes scènes de combats en slow-motion, une esthétique visuelle illustrative, et un conte fantastique intriguant basé sur les faits réels de la Bataille de Thermopylae. Synder revient en tant que producteur exécutif mais a passé les rênes de la réalisation à Noam Murro (Smart People), qui faut de son mieux pour imiter la formule de 300 mais n’arrive pas à faire grand chose de vraiment mémorable. En gros, c’est une suite adéquate, avec beaucoup d’actions, de machisme, et de la violence au dessus des limites.

Ca ne va peut-être pas séduire les spectateurs occasionnels aussi facilement que son prédécesseur, mais Murro arrive avec succès à nous livrer un second volet de 300 que les fans vont apprécier. Soutenu par une performance captivante d’Eva Green et un remplacement adéquat à Gerard Butler dans la personne de Sullivan Stapleton, c’est toujours intéressant (et excitant) d’explorer le récit de Frank Miller sur la guerre Greco-Perse. Néanmoins, tout comme la vraie Bataille d’Artemisium – qui est souvent ignorée dans les livres d’histoire pour laisser place à la Bataille de Thermopylae – c’est dur d’imaginer que La naissance d’un empire va un jour réussir à effacer l’ombre éminente de son prédécesseur.

Je vous conseille vivement de vous faire un avis par vous-même, et pour les fainéants je vais même vous donner un lien où vous pouvez regarder les deux films de la saga 300 en streaming gratuit et illimité.

American Bluff (Titre Original: American Hustle)

American Bluff nous présente Irving Rosenfeld (Christian Bale), un brillant escroc qui s’en sort dans les années Etats-Unis des années 1970 en vendant des pièces d’art frauduleuses et accrocher des clients avec des prêts vides, parmi d’autres techniques/plans de business louche. Irving trouve l’âme sœur en Sydney Prosser (Amy Adams), qui devient rapidement sa confidente, partenaire et amante – malgré le fait qu’elle sait qu’Irving est un homme marié, qui a épousé la bien plus jeune Rosalyn (Jennifer Lawrence) quand elle était une mère célibataire en galère.

En 1978, Irving et Sydney se font piéger Richard DiMaso (Bradley Cooper), un jeune agent du FBI qui recrute la paire pour l’aider à faire tomber des éminences et des politiciens corrompus du New Jersey. La cible principale de l’opération devient très bientôt le maire de Camden, Carmine Polito (Jeremy Renner), un politicien adoré du public qui plonge la tête première dans le piège d’Irving et de Sydney qui est un plan illégale dans le but de stimuler l’économie du Jersey – un qui finit par lier un fait Sheik riche, des vrais mafieux de Miami, et un grand nombre d’autres mains se faisant graisser.

Les personnages et évènements décrit dans American Bluff ont été influencé par la véritable opération d’ABSCAM du FBI durant la fin des années 1970/début des années 1980, mais le film dissipe toute allusion à des faits réels en disant que ça n’est pas basé sur ces faits (et se moque de façon ironique des films qui portent leur badge de « basé sur des faits réels » avec fierté et honneur) dans les premiers instants du film. A la place, le réalisateur David O. Russel – dessine une histoire venant d’un script d’Eric Warren Singer (The International) que Russel a grandement revu – utilise des incidents officiels pour créer une inspection transperçante de la culture américaine, des valeurs, du style du vie et du « rêve américain », en explorant un personnage plutôt intime qui passe de poignant à brillant jusqu’à carrément hilarant (des fois, les trois à la fois).

 

Sydney et Irving dans American Bluff

 

Russel a lui-même admis qu’il est beaucoup plus intéressé par le développement de personnage plutôt que l’intrigue dans ses films, et cela permet à American Bluff d’offrir une expérience vraiment plaisante pour le public – une avec un commentaire social profond et réfléchi, de la comédie qui fait vraiment rire, et même quelques moments inattendus de compassion dans tout ça. C’est un escroc pour lequel vous n’allez pas regretter tomber amoureux.

Si vous n’êtes toujours pas convaincu, allez regarder American Bluff en streaming

Albert à l’ouest (Titre Original: A Million Ways to Die in the West)

Albert à l’ouest en streaming suit l’aimable (et sarcastique) éleveur de moutons Albert Startk (Seth MacFarlane), alors qu’il essaye de reprendre sa vie en main et après avoir été largué par sa copine, Louise (Amanda Seyfried). Alors que Louise suggère qu’elle a besoin de temps pour « travailler sur elle-même », ce n’est pas vraiment longtemps après qu’elle commence à essayer d’attirer l’attention du business man et homme à moustache, Foy (Neil Patrick Harris) – rajoutant encore plus à la frustration d’Albert qui voit la vie dans l’Arizona d’une façon déjà très négative. Mécontent avec la vie rigoureuse (tout autant que la peur de mourir) dans le « Old West », et sans personne à part son meilleur ami Edward (Giovanni Ribisi) et une paire de parents grossiers pour le garder à Old Stump, Albert commence à secrètement prévoir son départ pour San Francisco – jusqu’à ce que le destin frappe.

Après qu’Albert sauve la nouvelle arrivante Anna (Charlize Theron) pendant une bagarre dans un bar, la mystérieuse (et dure) jeune femme prend intérêt en son sauveur éleveur de moutons – promettant d’aider Albert à regagner le cœur de Louise s’il accepte de rester à Old Stump. Cependant, rapidement Albert commence à oublier Louise, se rendant compte qu’Anna est la personne qu’il aime – jusqu’à que son mari hors la loi, Clinch Leatherwod (Liam Neeson), soudainement apparaissent en ville en soif de revanche.

L’approche marche peut-être sur Family Guy, mais MacFarlane présente l’histoire d’Albert et d’Anna avec un peu plus de sincérité. Pour résultat, nous avons un film qui nous présente les parties génitales d’un mouton et un chapeau melon débordant de diarrhée, ça nous déconnecte un peu du tout quand le réalisateur essaye de forcer des moments de tendresse entre des personnages aux tendances cartoons qui vivent dans un monde du Western désinvolte.

Sans aucun doute, il y a une part de marché pour un film comme Albert à l’ouest et les fans de longue date de MacFarlane (tout aussi bien que les fans de comédie vulgaire) devraient trouver pleins de qualités à cette parodie de western. Un casting de qualité et une histoire satisfaisante en font un film facile à recommander pour les spectateurs qui apprécient une bonne comédie. Avec ceci dit, les spectateurs qui attendent un peu plus de ce film risquent de revenir bredouille après avoir regardé ce film. Albert à l’ouest reste un film marrant mais il manque le « cœur » qui a fait marcher les films similaires du genre qui restent des comédies classiques.

About Last Night

About Last Night suit les exploits des deux amis Bernie (Kevin Hart) et Danny (Michael Ealy), qui deviennent romantiquement empêtrés avec leurs co-locataires Joan (Regina Hall) et Debbie (Joy Bryant) – où une étincelle volatile commence entre Bernie et Joan, ce qui engendre par inadvertance une sérieuse flamme entre Danny et Debbie.

Cependant, allumer un feu est une chose; le garder brûlant est quelque chose de plus compliqué et qui demande plus d’engagement. Pendant que les saisons bougent, chaque couple doit passer par ses hauts et ses bas de l’amour, du sexe, et de la construction de relation, comme ces « à propos de la nuit passée » qui commencent à peser sur les perspectives de la durée de ces amours.

Basé sur la pièce de théâtre de 1974 « Sexual Perversity in Chicago » de David Mamet – et le film de 1986 About Last Night… avec pour tête d’affiche Rob Lowe et Demi Moore – About Last Night (2014) est une comédie romantique basé sur des adultes plus que familière – une qui arrive à peine à justifier son existence en tant que film et non de pièce sur scène. Les deux facteurs distinctifs qui propulsent le film est le script coupant de Leslye Headland et un solide mélange d’énergie au dessus de la moyenne et une chimie qui s’installe discrètement entre les membres du casting principal.

Le réalisateur Steve Pink (High Fidelity, Hot Tub Time Machine) est équipé et habitué à ce genre de films; il traite brillamment le matériel comme ses inspirations venant de la scène théâtrale, en segmentant le film en un sérieux de scènes dialoguées avec un peu de comédie rajouter dans le tout pour pimenter les choses. La réalisation n’est pas très compliquée, avec une tactique très basique qui consiste à laisser les acteurs faire le travail dans chaque scène et de laisser la caméra tourner. Il y a très peu de moments visuellement remarquables dans la cinématographie, mais il y en a quand même à droite à gauche, et ça permet d’aider à comprendre que ce film est plus focus sur le contenu plutôt que de la façon stylisée de présenter le produit, visuellement.

Au final, About Last Night n’est pas un film où beaucoup vont se presser d’aller voir au cinéma, mais c’est quand même quelque chose de plus unique que la comédie romantique dans la moyenne – même si c’est seulement d’une petite marge. Si vous êtes un adulte qui apprécie les voyages romantiques un peu plus adultes, c’est sûrement un film que vous apprécierez. Il y a assez de bon éléments pour que beaucoup de spectateurs réussissent à rire et passer un bon moment avant de quitter la salle de cinéma – et pour la légion de fan grandissante de Kevin Hart, ça va être une comédie particulièrement drôle pour vous.